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Congo : l’Autorité de régulation apporte des éclaircissements sur la nouvelle tarification des appels voix et data

La nouvelle tarification des  appels téléphoniques et de l’internet, qui est entrée en vigueur depuis le 1er Juin 2018, ne cesse de créer des remous au sein de l’opinion publique. A cet effet, le Directeur général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE), Yves Castanou, a animé ce mardi 12 Juin 2018 une conférence de presse à son siège dans l’optique d’éclairer la lanterne des consommateurs.   

Cette rencontre a été l’occasion pour l’ARPCE d’informer le public sur les causes de cette nouvelle tarification. D’après le régulateur, la mise en œuvre  de la nouvelle loi de finances 2018, l’audit tarifaire effectué auprès des  opérateurs MTN et Airtel Congo ainsi que l’obligation de l’ARPCE de prendre des mesures fermes pour relancer le secteur suite à la baisse des revenus de ces opérateurs expliquent la hausse de certaines offres.

Le Directeur Général de l’ARPCE Yves Castanou a tenu à souligner que toutes les offres n’ont pas connu une hausse. Certaines notamment celle de 1 GB sont des promotions dites toxiques qu’il fallait stopper. En tirant le marché vers le bas, elles menaçaient de créer des conséquences graves pour les opérateurs qui déjà, perdent de l’argent.

Pour mieux illustrer son propos, Yves Castanou a rappelé le cas de l’ancienne société de téléphonie mobile WARID Congo, qui en 2011 avait lancé la promotion « Massolo à gogo ». Une promotion qui permettait aux abonnés de téléphoner longtemps et ce à faible coût, mais qui asphyxiait l’opérateur. A cet  effet, le Régulateur avait dû instruire à Warid Congo de mettre fin à ce forfait. Une décision qui a littéralement sauvé cette entreprise.

Evoquant la question des OTT (services d’appels et de messagerie en ligne WhatsApp, Messenger…) le Directeur Général de l’ARPCE a indiqué que  « l’évolution des technologies de l’information et de la communication a favorisé un changement dans les habitudes des consommateurs qui utilisent dorénavant ces technologies pour communiquer. Cette habitude a eu un impact considérable sur les opérateurs qui ont vu leurs revenus baissés ». Le régulateur se devait donc dans le cadre de ses missions régaliennes qui sont de protéger les intérêts de l’Etat, des  consommateurs et des opérateurs, de prendre les dispositions nécessaires notamment un encadrement tarifaire afin que le marché de la téléphonie mobile ne sombre pas. Car en effet, selon l’ARPCE, de 2010 à 2015 le marché a connu une croissance de 18%. Aujourd’hui, la croissance a baissé de 42%.

Toutefois, Yves Castanou a tenu à relever que grace à cette nouvelle tarification, les appels d’un opérateur vers un autre ont baissé de 25%.

Pour clore son propos, l’Autorité de Régulation a déclaré que malgré cette nouvelle tarification le Congo demeure toujours parmi les pays offrants un plan tarifaire les plus bas.

Dernière modification le jeudi, 02 août 2018 12:00

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