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Congo : ARPCE, 10 ans d’action et d’engament au service des secteurs régulés

25 novembre 2009- 25 novembre 2019, il y a 10 ans que naissait l'Agence des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE).  Au regard des résultats auxquels est parvenue cette Agence, en termes d'objectifs atteints au cours de ces 10 dernières années de son existence, l'on s'attendait à une grande fête. Il n'en a été rien. C'est plutôt sous le signe de la sobriété que le top management de l'ARPCE a tenu commémorer l'an 10, à Brazzaville et Pointe-Noire.

En 2014, l'ARPCE a été désignée meilleure agence de régulation d'Afrique centrale par African People Telecom (APT), une institution prestigieuse qui organise annuellement des awards pour récompenser les meilleurs du secteur des télécommunications en Afrique. C'était à Abidjan en Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque et acteurs africains du secteur. 

Deux ans après, la même institution, que pilote l'ivoirien Oswald Louéké, directeur général de Réseau Télécom Network (le très respecté magazine panafricain spécialisé des télécommunications et des TIC), décernait à nouveau à l'Autorité de Régulation des Postes et Communications Électroniques du Congo le prix de " meilleure initiative publique d'Afrique centrale", dans le cadre des efforts consentis par le Régulateur congolais, dans la mise en place de Yekolab, un centre d’excellence qui offre gratuitement aux jeunes congolais, des formations qualifiantes dans les métiers du numérique

Pour les observateurs du monde des télécommunications en Afrique, ces deux distinctions obtenues en quelques années d'existence seulement traduisent l'ambition affichée par Yves Castanou, le directeur général de l'ARPCE dès sa prise de fonction en 2009 qui consistait de « faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains leaders dans les secteurs des postes et des communications électroniques ».Il s'agissait, aussi entre autres, de doter l'Agence d'un siège futuriste, moderne et parfaitement équipé; réussir pleinement les missions de régulation;  faire de l'ARPCE la première entreprise du Congo en matière d'attractivité, d'efficacité et de professionnalisme; et, last but no least, positionner l'Agence comme un modèle pour les institutions de Bretton Woods, notamment le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, qui ont œuvré à sa création...

En 10 ans d’exercice l’ARPCE a aussi acquis à cout de milliards de fcfa des équipements de pointe pour mieux réguler le secteur des communications électroniques tels le QoS Tracker, les équipements de contrôle et de gestion automatique du spectre de fréquences…

Dans la même veine, le positionnement de l'ARPCE comme l'un des organes de régulation modèle en Afrique.  Djibril Ouattara, l'ex directeur général de MTN Congo, reconnaissait d'ailleurs au cours d'une conférence de presse, que ses qualités d'ingénieur en télécoms et de responsable d'une grande entreprise du secteur lui permettent de reconnaître, la main sur le cœur, que " la régulation du secteur des postes et communications électroniques au Congo Brazzaville est l'une des meilleures en Afrique. Même le Cameroun et la Côte d'Ivoire auxquels vous faites allusion n'ont pas une régulation du secteur comme celle que je vois ici au Congo".  Comment parvenir à tels résultats si le capital humain n'est pas mis à contribution ? Entre autres challenges qu'a eus à relever Yves Castanou dès les premiers mois de sa prise de fonction, c'est le recrutement des compétences et l'investissement qui a été opéré dans le cadre de sa formation continue.  Faut-il rappeler que dans un secteur à forte densité d'innovation impulsée par les équipementiers, le personnel du secteur chargé de la régulation doit impérativement s'arrimer aux évolutions technologiques pour optimiser les attentes de l'Etat et du grand public. C'est cette course effrénée vers la recherche de l'efficacité qui a amené l'ARPCE à recruter des professionnels congolais expérimentés dont certains à l'étranger.

APPORTS AU BUDGET DE L'ÉTAT  

Dans son rôle régalien d'organe sectoriel unique chargé de recouvrement, au profit du Trésor Public, des taxes et redevances, l’ARPCE a pu mobiliser, pour le compte de l'Etat congolais, des reversements record en 2010, 2011 et 2012, soit respectivement  9 milliards de FCFA, 12,8 milliards de FCFA et 11 milliards de FCFA, indique un document confidentiel.  

Elle a par ailleurs contribué au reversement, sous forme de TVA par les opérateurs des secteurs des postes et des communications électroniques, des sommes allant de 38 milliards de FCFA en 2009 à plus de 50 milliards de FCFA en 2015, soit une augmentation de plus de 35%.

Bien que toutes ces contributions aient considérablement fléchi du fait de la conjoncture macroéconomique qui impacte tous les secteurs socio-économiques du pays, dont celui des postes et communications électroniques, avec des reversements qui se situent désormais entre 3 et 4 milliards de FCFA.

LA RÉGULATION A DAVANTAGE CONTRIBUÉ À L'ASSOUPLISSEMENT DES PRIX

Dans le but de mener à bien les missions de régulation qui lui incombent, le Régulateur congolais, après constat effectué par ses services habiletés, a tenu à assurer le jeu de la libre concurrence qui garantit les intérêts des opérateurs, des consommateurs et de l'Etat.  Une décision d'autant plus importante que les prix pratiqués par certains opérateurs de la téléphonie mobile étaient en dessous des coûts réels. 

À titre d'exemple, la course vers des parts de marché plus importantes a amené un opérateur à pratiquer du dumping. Une pratique commerciale qui consiste à casser les prix sans tenir compte des coûts opérationnels.  L'action menée par le régulateur a permis de fixer un prix plancher à 60 FCFA pour les appels On Net(dans le réseau d'un même operateur) et à 80 FCFA en sorties internationales. Conséquence, le marché s'est stabilisé, et la faillite de Warid, le troisième opérateur téléphonique du Congo, a été évitée de justesse, et, partant, la mise sur le pavé des centaines d'emplois. Au finish, cette décision a surtout contribué à la redynamisation du secteur, tout autant qu'elle a suscité un rebond du marché, avec à la clé un accroissement du revenu global généré par les opérateurs ainsi qu'une augmentation des revenus directs et indirects de l'Etat.

L'autre innovation de taille, et pas de moindre, a été la mise sur pied de l'observatoire des tarifs des communications électroniques couplée à l'utilisation du système de modélisation de calcul des coûts. 

Pour la petite histoire, cette initiative a permis de contrecarrer la baisse des activités et des revenus constatés sur le marché.  Par cette pratique, l'ARPCE dispose désormais d'outils adaptés pour avoir une connaissance approfondie des conditions d'exploitation des opérateurs de la téléphonie mobile. L'obtention des informations précises, détaillées et pertinentes sur les différents couts supportés par les opérateurs téléphoniques a consisté à engager d'importants travaux de mise en place de la comptabilité analytique auprès des opérateurs. Toutes choses qui concourent à un meilleur suivi interne, avec, au finish, un outil de calcul des coûts au plus près. Ce qui permet au Régulateur d'avoir une maîtrise plus exacte des charges d'exploitation de chaque opérateur. Dans le même élan, l'ARPCE procède à l'encadrement des campagnes promotionnelles dont la durée ne doit pas excéder 45 jours. Cela permet d'éviter l'effet contagion des pratiques tarifaires fantaisistes pouvant affecter négativement la santé financière des acteurs des acteurs marchés.

DÉVELOPPEMENT SOCIO ECONOMIQUE 

Pendant les 10 ans de son existence, l’ARPCE a mis à contribution son expertise humaine et matérielle pour mettre en pratique les différents projets de société du Chef de l'Etat congolais, Son Excellence Denis Sassou Nguesso (Chemin d'Avenir et la marche vers le développement), notamment dans ses volets qui déclinent la vision du Président de la République sur les communications électroniques. Bien plus, elle s'est attelée pendant toute cette période à créer des conditions d'amélioration de l'attractivité du Congo pour les investisseurs.

En conformité avec ses exigences managériales de faire entrer le Congo dans le top 5 des meilleurs en communications électroniques, a été le projet "Yekolab" qui vient de "Koyekola», en lingala, c'est-à -dire, apprendre, en français. 

C'est un centre d'excellence qui offre gratuitement des formations certifiantes et qualifiantes aux jeunes mordus des TIC. Ici, les jeunes congolais peuvent acquérir une expertise reconnue dans le domaine des Tic afin d'aider le pays à relever les défis technologiques de l'heure.

 
Dernière modification le vendredi, 06 décembre 2019 11:18

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